Assemble générale de Handicap santé

Le 10 décembre 2016, s’est tenue l’Assemblée générale annuelle de Handicap santé en présence de plus de 35 membres. Ce fut l’occasion d’échanger sur les activités de 2016 et les perspectives encourageantes pour 2017. Le Tchad traverse une nouvelle crise économique directement liée à la diminution du prix du pétrole, principale ressource exportée du pays. La situation sécuritaire ne favorisant pas le développement économique et social du pays. Lire le compte rendu de l’Assemblée générale.

Signature de la Convention de financement avec le Ministère de la Santé publique du Tchad : Juillet 2016

La Convention de financement d’Handicap Santé pour le projet « des soins chirurgicaux pour les enfants du Logone » a été signée le 23 juillet 2016 par M. Assane Ngueadoum, Ministre de la Santé Publique du TchadDSCF2244 et Mahamat Abdelkadre, coordinateur du Programme d’appui à la santé du Tchad, en présence de Jean-François Tirot, directeur de l’Agence Française de Développement à N’Djaména, du Frère Antoine Mambe, directeur de Maison notre Dame de Paix (MNDP) de Moundou, de Mahamat Dobio, Président de MNDP et du Dr. Siniki chirurgien orthopédiste à N’Djaména, représentant de Handicap Santé à N’Djaména.

DSCF2248Par cette convention, le ministère de la santé publique du Tchad reconnaît le travail effectué depuis tant d’années par les équipes de la Maison notre Dame de Paix et d’Handicap Santé et souhaite le soutenir pour les deux prochaines années. Handicap Santé et MNDP s’engagent à poursuivre leurs interventions auprès des enfants handicapés de la région du Logone avec un objectif d’opérer 120 enfants par an. Les traitements chirurgicaux orthopédiques concernent les malformations congénitales, les séquelles de poliomyélite et la traumatologie. La présence de chirurgiens plasticiens lors des missions mixtes orthopédie-plastie ou spécifiquement de plastie, permet de prendre en charge les séquelles de brûlures et des malformations congénitales comme les fentes labiales et les fentes palatines.

Des actions spécifiques seront menées avec la maternité pour traiter, le plus tôt possible les pieds-bots diagnostiqués chez les nouveau-nés. Des formations à l’attention des sages-femmes et des accoucheuses des dispensaires sont à envisager. Les plâtres et autres appareillages seront réalisés par les professionnels de MNDP.DSCF2263

Des « caravanes » pourront être organisées pour faire venir à l’hôpital de Moundou des patients de régions éloignées pour bénéficier des compétences mobilisées, des infrastructures et des soins post-opératoires.

Un nouveau partenariat sera signé entre l’hôpital régional de Moundou, MNDP et Handicap Santé pour formaliser les conditions de nos interventions.DSCF2267-1

Les professionnels de santé des équipes chirurgicales ont à cœur d’accompagner les professionnels tchadiens, ce qui en pratique n’est pas toujours facile à réaliser. Nous proposons, dans la mesure du possible, que des professionnels tchadiens de N’Djaména (chirurgiens, anesthésistes, infirmiers de bloc) s’intègrent dans les missions pour des stages qualifiants. Des discussions sont en cours avec l’hôpital de référence « Mère et Enfant » de N’Djaména et avec M. Recteur de la faculté de médecine de N’Djaména.

La subvention est accordée pour le financement exclusif des dépenses réalisées au Tchad pendant le déroulement du projet. Le financement des dépenses effectuées en France (billets d’avion, médicaments, matériels) continuera à être assuré par les donateurs de Handicap Santé.

73ème mission chirurgicale: février 2016

Pendant les dix premiers jours de février, les neuf membres de la mission chirurgicale de Handicap Santé ont opéré près de 60 patients dont 35 enfants de moins de douze ans. Ces patients atteints de séquelles de polio, pieds bots uni ou bi-latéraux, complications de fractures mal réduites, fentes labiales ont bénéficié de soins qu’aucune équipe locale ne dispense, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de chirurgien orthopédiste ni de chirurgien plasticien à Moundou, 2ème ville de Tchad où vivent plus de 300 000 habitants. Les patients sont accueillis au centre des handicapés, Maison notre Dame de Paix pour suivre des soins de kinésithérapie, de réadaptation et de réinsertion qui peuvent durer plusieurs mois.

Xavier Sauvagnac, anesthésiste et coordinateur de la mission nous fait part de son témoignage.

Le déroulement de la mission s’est effectué dans le calme et avec beaucoup d’efficacité. Beaucoup d’amitié, de joie d’entrain, et d’échanges. Ce compte rendu essayera d’en aborder les points essentiels.

Sécurité

A notre arrivée au Tchad, nous avons été heureusement surpris de l’atmosphère régnant dans le nouvel aéroport de N’Djaména, avec des facilités dans les formalités de passage de douane indéniables en comparaison avec le passé. Nous avons logés à l’Hôtel Ibis bien sécurisé, compte tenu de la situation du pays où le risque lié au terrorisme reste omniprésent. Timothée a récupéré nos19 bagages de 22 kg très précisément et en a assuré le transport jusqu’à Moudou. Hassane s’est chargé de notre transfert à l’hôtel en taxi. Le lendemain, il nous a conduit à l’aéroport pour prendre, l’avion du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies.

L’équipe chirurgicale

La mission est composée par 3 chirurgiens (en orthopédie, Christophe Glorion et Alexandra Brassac, Patrick Knipper en plastique), 2 anesthésistes (Nicoletta Fioretti et Xavier Sauvagnac), 2 infirmières de bloc opératoire panseuses (Rachel Grollemund et Florence Loheac), 1 infirmier anesthésiste (Clément Almeiras), et 1 Infirmier de soins (Julien Baisez). Au total, en dehors des Dr. Knipper et Sauvagnac, il s’agit d’une véritable « Hôpital Necker team ». L’ambiance est bonne.

Bertrand Charrier, président de Handicap Santé nous a accompagnés jusqu’au mercredi et a prolongé sa mission à N’Djaména pour rencontrer les autorités sanitaires tchadiennes et des partenaires et bailleurs potentiels. Lire le compte rendu de la mission .pdf

Handicap Santé face au terrorisme, Janvier 2015

En ce début d’année 2015, le terrorisme, accompagné d’actes d’une barbarie inouïe frappe partout sur la planète. Il n’y a pas de pays épargnés. Les états sont plus ou moins préparés et armés pour combattre ce nouveau terrorisme délocalisé qui peut être mené par des individus isolés. En tant que citoyens, nous sommes tous appelés à lutter contre ces dérives violentes et à contribuer aux solutions pour un mieux vivre-ensemble.

Dans d’autres pays, les massacres sont perpétués en masse, c’est ce que pratique Boko Aram dans le nord du Nigéria et parfois au Cameroun, dans des zones très proches du Lac Tchad. L’armée tchadienne intervient depuis peu de temps directement contre ce groupe terroriste.

Handicap Santé se trouve une nouvelle fois, confrontée à une situation d’insécurité car nous intervenons au Tchad. Le Ministère français des affaires étrangères et du développement international qui donne des consignes strictes de sécurité à tous ceux qui vivent ou voyagent, maintient pour le Tchad le risque sécuritaire à un niveau très élevé. Les zones frontalières du Tchad sont interdites et les déplacements doivent se faire par voie aérienne ou sous escorte des forces de sécurité locales.

Handicap Santé suit à la lettre ces recommandations et les équipes chirurgicales rejoindront Moundou où nous intervenons en soutien à l’association Maison notre dame de Paix, par avion. Notre association est accréditée auprès du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies ce qui nous permet d’embarquer dans leurs avions qui effectuent des rotations entre les principales villes du pays. C’est que ce fera la prochaine mission qui part en février.

Nous rassemblons le maximum d’informations sur la situation sécuritaire au Tchad aussi bien auprès du ministère français des affaires étrangères, mais aussi auprès des Capucins au Tchad et leur réseau, des docteurs Zakaria Laya et Dorio d’origine tchadienne, de l’Agence française de développement qui a un bureau permanent à N’Djamena.

Nous n’hésiterons pas à annuler cette prochaine mission si les conditions sécuritaires se dégradent, nous l’avons déjà fait par le passé. Il n’est pas question que les volontaires de Handicap Santé courent des risques au-delà des limites acceptées par tous. Nous savons que les patients que nous devons opérer ont déjà été convoqués et qu’ils espèrent que nous pourrons les opérer, c’est ce qui sera fait si le niveau de risque n’augmente pas.

Bertrand Charrier

Président

Poursuivons notre action au service des enfants handicapés au Tchad

Vélizy, 18 novembre 2014

Chères amies, chers amis,

Vous êtes 250 donateurs à soutenir régulièrement l’action de Handicap Santé. Je tiens à vous en remercier au nom des 4 000 enfants que nous avons soignés depuis la création de l’association.

Au moment où je vous écris, notre 70e mission chirurgicale au Tchad est à pied d’œuvre. Plus de 60 patients seront opérés. Parmi eux, toujours des enfants atteints de la poliomyélite. Des handicapés de la route et des enfants brûlés seront également opérés.

Handicap Santé organise quatre missions par an : trois d’orthopédie et une de plastie. Elles durent deux semaines et mobilisent une dizaine de professionnels de la santé. Cette année encore, plus de 250 enfants seront opérés et pour la plupart remis debout, retrouvant leur dignité.

Depuis novembre 2013, le bloc opératoire de l’hôpital régional de Moundou est rénové : les conditions de nos interventions ont été radicalement améliorées. Nous avons aussi mené un travail de rationalisation de nos interventions afin d’accroître la qualité des soins. Jusqu’ici, l’association a su s’adapter aux conditions d’insécurité grandissantes au Tchad et en Afrique. Face aux risques de pandémie provoquée par le virus Ebola, nous nous tenons prêts à ajuster nos missions.

Aujourd’hui, la formation du personnel local et le respect des règles d’hygiène figurent parmi les chantiers prioritaires de l’association. Les équipes chirurgicales poursuivent ce travail de fond qui doit permettre une meilleure transmission et une réelle appropriation des savoirs et des pratiques.

Faire marcher un enfant handicapé coûte 400 €. Tous les acteurs de Handicap Santé sont bénévoles. Le formidable travail qu’ils accomplissent auprès des handicapés de la polio et des accidentés ne peut se faire sans la générosité des donateurs. Cette année encore, nous comptons sur votre soutien renouvelé.

Chantal Lory-Charrier

Présidente

 

P.S. : En 2011, j’ai accepté la présidence de Handicap Santé après le départ du père Michel Guimbaud. Mon mandat de trois ans touche à sa fin. Tout en restant active et volontaire dans notre association, je souhaite qu’une nouvelle présidence poursuive nos efforts et apporte une impulsion renouvelée à nos actions. Ainsi, j’en suis convaincue, nos missions chirurgicales continueront avec les exigences et les convictions que nous partageons. Je vous remercie de votre confiance et du travail que nous avons accompli ensemble au service des enfants handicapés. Dans ce monde fragile, les besoins demeurent et les espoirs d’amélioration dépendent plus que jamais de votre implication et de votre générosité.