Handicap Santé face au terrorisme, Janvier 2015

En ce début d’année 2015, le terrorisme, accompagné d’actes d’une barbarie inouïe frappe partout sur la planète. Il n’y a pas de pays épargnés. Les états sont plus ou moins préparés et armés pour combattre ce nouveau terrorisme délocalisé qui peut être mené par des individus isolés. En tant que citoyens, nous sommes tous appelés à lutter contre ces dérives violentes et à contribuer aux solutions pour un mieux vivre-ensemble.

Dans d’autres pays, les massacres sont perpétués en masse, c’est ce que pratique Boko Aram dans le nord du Nigéria et parfois au Cameroun, dans des zones très proches du Lac Tchad. L’armée tchadienne intervient depuis peu de temps directement contre ce groupe terroriste.

Handicap Santé se trouve une nouvelle fois, confrontée à une situation d’insécurité car nous intervenons au Tchad. Le Ministère français des affaires étrangères et du développement international qui donne des consignes strictes de sécurité à tous ceux qui vivent ou voyagent, maintient pour le Tchad le risque sécuritaire à un niveau très élevé. Les zones frontalières du Tchad sont interdites et les déplacements doivent se faire par voie aérienne ou sous escorte des forces de sécurité locales.

Handicap Santé suit à la lettre ces recommandations et les équipes chirurgicales rejoindront Moundou où nous intervenons en soutien à l’association Maison notre dame de Paix, par avion. Notre association est accréditée auprès du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies ce qui nous permet d’embarquer dans leurs avions qui effectuent des rotations entre les principales villes du pays. C’est que ce fera la prochaine mission qui part en février.

Nous rassemblons le maximum d’informations sur la situation sécuritaire au Tchad aussi bien auprès du ministère français des affaires étrangères, mais aussi auprès des Capucins au Tchad et leur réseau, des docteurs Zakaria Laya et Dorio d’origine tchadienne, de l’Agence française de développement qui a un bureau permanent à N’Djamena.

Nous n’hésiterons pas à annuler cette prochaine mission si les conditions sécuritaires se dégradent, nous l’avons déjà fait par le passé. Il n’est pas question que les volontaires de Handicap Santé courent des risques au-delà des limites acceptées par tous. Nous savons que les patients que nous devons opérer ont déjà été convoqués et qu’ils espèrent que nous pourrons les opérer, c’est ce qui sera fait si le niveau de risque n’augmente pas.

Bertrand Charrier

Président

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