Handicap

HANDICAP SANTE ET LE HANDICAP

Handicap Santé intervient au Tchad dans le cadre de missions chirurgicales (orthopédiques ou plastiques).
Les bénévoles d’Handicap Santé opèrent des personnes handicapées provenant du Tchad et de sa région à l’hôpital de Moundou (dans le sud du Tchad). Pendant 12 jours, plusieurs fois par an, les bénévoles d’Handicap Santé consultent et opèrent des enfants, des adolescents et des adultes présentant un handicap physique.

Jusque dans les années 60, les bénévoles soignaient majoritairement des séquelles de la poliomyélite. La poliomyélite étant moins fréquente (101 cas recensés en 2015 dans le monde), les bénévoles soignent aujourd’hui majoritairement des brûlures, des séquelles d’accidents de la route et des malformations.

En octobre 2017 et octobre 2018, Handicap Santé et Actions Santé Femmes sont intervenus conjointement à Moundou au cours de missions mixtes (plastie et obstétrique) exploratoires pour opérer les femmes tchadiennes (opérations des fistules).

Nos deux associations sont convaincus que les fonctions des gynécologues et des plasticiens sont complémentaires. En effet, nous réparons les handicaps de la femme dans son ensemble (corps et sexualité).

LE HANDICAP DANS LE MONDE

D’après l’OMS, plus d’un milliard de personnes, c’est-à-dire environ 15% de la population mondiale, présentent une forme ou une autre de handicap.

HANDICAP ET SANTE

Les personnes handicapées sont plus fragiles, plus vulnérables, du fait de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Infographie de l’OMS

LE HANDICAP EN AFRIQUE

LE HANDICAP AU TCHAD

On estime que 3,5% de la population tchadienne est handicapée (source : Rapport 2014-2015 «enquête démographique et de santé et à Indicateurs multiples au Tchad »). Ce pourcentage n’est peut-être pas représentatif de la réalité. Il est en effet difficile d’obtenir des données précises sur cette thématique.

Selon le rapport de l’UNAPHT (l’Union Nationale des Associations des Personnes Handicapées au Tchad), effectué en 2014, suite au forum national sur le handicap, il est estimé à 1.691.116 le nombre de personnes handicapées au Tchad, soit 14% de la population (15% selon l’OMS-Rapport mondial sur le handicap).

Les barrières à l’accès pour les personnes handicapées sont multiples au Tchad. Elles sont liées à l’organisation du système des services, dans son ensemble et au fonctionnement à l’intérieur même des services.

Liste non exhaustive des barrières à l’accès aux services de santé :

  • Difficulté d’accès physique/géographique des personnes handicapées aux différents services (publics et privés) ;
  • Information sur les services et les traitements indisponible ;
  • Pas de prévention ;
  • Professionnels non formés ;
  • Coûts importants rendant l’accès aux services compliqué ;
  • Procédures d’accès aux services bureaucratiques, non orientés, etc. ;
  • Stigmatisation des personnes handicapées ;
  • Incapacité d’écoute/de communication par/avec le personnel des services ;
  • Manque de moyens adéquats ;
  • Non flexibilité des services ;
  • Difficultés de déplacement à l’intérieur des services.

Comme expliqué, les personnes handicapées font face à de nombreux obstacles dans le respect de leurs droits et l’accès aux services. Du fait de perceptions négatives et de la stigmatisation liés au handicap, les personnes handicapées au Tchad sont souvent perçues par leur entourage comme un “fardeau” socio-économique. Les enfants handicapés sont très rarement scolarisés (observation empirique au sein de diverses régions – absence de données statistiques nationales) et les jeunes handicapés ont très faiblement accès aux services de formation et d’insertion professionnelle alors qu’ils sont un moteur du développement économique et social au Tchad.

Au Tchad, on compte 60 Organisations des Personnes Handicapées (OPH) à N’Djamena et 34 en province. Elles ont été reconnues par l’Union Nationale des Associations des Personnes Handicapées au Tchad (UNAPHT) en 2014. Cependant la plupart n’existent que de nom et ne mettent pas en œuvre d’activités d’intérêt collectif. Moins de la moitié sont fonctionnelles.

Il existe des structures de réadaptation fonctionnelle offrant des prestations de kinésithérapie et appareillage (dans une moindre mesure d’ergonomie) aux personnes handicapées. Cependant elles se font rares et sont principalement localisées à N’Djamena et à Moundou : le Centre d’Appareillage et de Réadaptation de Kabalaye (CARK), l’Association de la Maison Notre Dame de la Paix (AMNDP) à Moundou, et enfin le Centre National d’Appareillage et de Réadaptation (CNAR).

DEFINITION DU HANDICAP (INPES)

« Le handicap est désormais défini comme « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société » subie, dans son environnement, par une personne ; et ce pour quelque raison que ce soit »

CATEGORIES DE HANDICAPS

Il existe plusieurs catégories de handicaps, mais le handicap est un phénomène complexe et les réalités sont multiples.

  • Handicap physique;
  • Handicap mental;
  • Polyhandicap (déficiences motrices et intellectuelles);
  • Pluri handicap (association de plusieurs déficiences);
  • Sur handicap (aggravation d’un handicap existant).

Le handicap mental regroupe les déficiences intellectuelles, la trisomie 21, le syndrome de l’X fragile et les déficiences psychiques (notamment l’autisme, la schizophrénie et les troubles obsessionnels compulsifs). Ils concernent principalement la vie relationnelle, la communication et le comportement.

Les handicaps physiques (déficiences motrices, lésions de la moelle épinière, lésions cérébrales, myopathies et handicap sensoriels comme la vue ou l’audition) sont principalement dus à des accidents de la route, du sport ou du travail, aux naissances prématurées et au vieillissement.